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08.02.2007

Prochaine rencontre le vendredi 23 mars de 18h à 19h30

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La prochaine rencontre autour des livres "Ensemble c'est tout " d'Anna Gavalda et " Des demeurées " de Jeanne Benameur et bien sûr de tout le reste , aura lieu le vendredi 23 mars de 18h à 19h30 à l'espace Marcel Chauzy de Bondy... Ah oui, détail décisif , ce sera autour d'un vin blanc doux !!! Informations à essaimer bien sûr !!!




Quelques traces de notre rencontre de février
medium_9782290343715.2.gif Anna Gavalda : " Ensemble, c'est tout " L'action se déroule à Paris, au pied de la tour Eiffel très exactement, et couvre une année. Ce livre raconte la rencontre puis les frictions, la tendresse, l'amitié, les coups de gueule, les réconciliations et tout le reste encore, tout ce qui se passe entre quatre personnes vivant sous un même toit. Quatre personnes qui n'avaient rien en commun au départ et qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Un aristocrate bègue, une jeune femme épuisée, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de bosses et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore !)... C'est la théorie des dominos à l'envers. Ces quatre-là s'appuient les uns sur les autres mais au lieu de se faire tomber, ils se relèvent. On appelle ça l'amour.

medium_9782070421961.3.gif " Les demeurées ": de Jeanne Benameur. La mère, La Varienne, c'est l'idiote du village. La petite, c'est Luce. Quelque chose en elle s'est arrêté. Pourtant, à deux, elles forment un bloc d'amour. Invicible. L'école menace cette fusion. L'institutrice, Mademoiselle Solange, veut arracher l'enfant à l'ignorance, car le savoir est obligatoire. Mais peut-on franchir indemne le seuil de ce monde ? L'art de l'épure, quintessence d'émotion, tel est le secret des Demeurées. Jeanne Benameur, en dentellière, pose les mots avec une infinie pudeur et ceux-ci viennent se nouer dans la gorge.
Vendredi 2 février , Yves nous a dit, Jean Giono, Giono le sonore, Giono le Sud, les senteurs de ses mots et son lien avec Marcel Pagnol.medium_drageescolor.jpgJean Giono c'est aussi pour Yves, le nom de la salle de spectacle de son enfance , celle qui était à Bondy Nord , avec les lumières à l'entrée , et la scène qui pouvait monter et descendre. Salle J.Giono, ou petit enfant il se voyait jouer, en pleine lumière , il est des lieux magiques qui brilleront longtemps encore comme les étoiles..
Un livre cela se soupèse, ça se feuillette, ça se caresse , gestes communs... mais pour Yves, il y a auss le parfum d'un livre, son odeur est déterminante... l'encre a des effluves redoutables surtout pour les Poches des années 1970. Italo Calvino avait éveillé les sens sauf, celui là... et peut être que maintenant en toute discrétion bien sûr !!! nous reniflerons le livre ... à suivre
medium_champiscrus.jpg " Corps et âme " de Frank Conroy (Gallimard/folio, 2004, 688 pages)

Sandrine l'a choisi pour le titre... Elle y a plongé , et la fluidité l'a accompagnée jusqu'au dernier mot. J'ai eu, une fois de plus, un mal fou à quitter ce merveilleux roman. Vous savez, c'est le genre de bouquin que vous vous retenez de dévorer, quand vous voyez le nombre de pages lues prenant le pas sur celles à venir.

Le résumé : Histoire très humaine et très belle qui retrace la vie d'un enfant depuis son enfance jusqu'à l'apogée de sa gloire. Un enfant prodige (concertiste et compositeur), qui découvre vers l'âge de six ans qu'il n'est pas le spectateur triste et impuissant de sa vie misérable, mais que sa vie à lui, c'est la musique, c'est l'ouverture vers un autre monde, celui où il va s'épanouir, se découvrir et se révéler. Tout plein de messages optimistes, de visions réalistes aussi, mais surtout une découverte pour le lecteur de l'essentiel. Je suis sortie toute "chose" encore de ce roman, comme si la magie des notes opérait et que je sortais grandie d'un savoir unique : le secret des notes, leurs coeurs! En ancrant son roman dans ce Manhattan sordide des années 40, son métro aérien détruit chèrement au prix d'expatriations, Frank Conroy recompose un récit empreint de tendresse, d'entraide, de courage. Un portrait bien senti de New York, moins noir que celui de McCann ou de Gaétan Soucy. Je ne devrais pas faire ma critique maintenant, mon émotion doit dégouliner à travers ces quelques mots, mais je ne pouvais pas ne pas vous faire partager ce petit secret : ce roman est merveilleux, lisez-le! Moi ça fait deux fois et ce ne sera sûrement pas la dernière!

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" Insomnies " de John Cheever.
Ces seize nouvelles ont pour points communs New York avec sa banlieue proche et les années quarante avec cette guerre omniprésente, des hommes en Europe et d'autres, réservistes, restés au pays auprès des femmes. Chaque portrait résonne comme une carte postale sociale ; couple qui se cherche et se sépare incessamment pour mieux se retrouver, crise dans une famille bourgeoise accro à une "incroyable radio" qui permet à celui qui l'allume d'écouter les faits, gestes et propos de ses voisins ; habitudes, rythme de vie, petites manies, les personnages de Cheever sont composites. Le ton est bienveillant, l'humour discret infiltre chaque phrase, ici on se défait, on s'abîme, et l'alcool coule à flot. Ce regard cru révèle un abîme d'égoïsme, de croyances et de faux-semblants qui sclérose l'Amérique moyenne.

Avec Chantal, nous avons quitté le Cirque de Charlie Chaplin
nous avons revisité l'Ecuyère de Seurat, pour retrouver " Pierrot et les secrets de la nuit " de Michel tournier medium_9782070538867.gif
Pierrot aime Colombine, son amie d'enfance, sa jolie voisine. Colombine est blanchisseuse et travaille le jour. Pierrot est boulanger. Petit à petit, Colombine se lasse de son amoureux qui travaille la nuit quand tous les autres dorment. Passe alors Arlequin, le peintre aux couleurs de l'arc-en-ciel..
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De passerelles en cascades, nous nous sommes arrêtés sur le roman qu'il fallait avoir lu, le prix goncourt, l'évènement littéraire de la décennie, ( sic les critiques les plus en vogue ) à savoir .... " les bienveillantes " de Jonathan littell. Ce n'est pas un livre que l'on peut aimer, non pas pour le sujet , mais parce que dans le pointillisme ( pas celui de G.Seurat ), il quitte les chemins de la littérature pour emprunter l'historique, l'anthropologique, merveilles du détail et du réalisme !!!!Il laisse des traces, des images reviendront, il a cette vertu là .... Mais l'horreur, trouve non pas justification, mais s'insinue entre art et culture, comme si il n'existerait aucun rempart au barbarisme...


Les auteurs cités :
Katherine Pancom : "Les yeux jaunes des crocodiles " ; " Embrassez-moi "Annie Ernaux : " Une femme " ; " La Place " ; " Je ne suis pas sortie de ma nuit "
Anna Gavalda : " Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part " ; " Je l'aimais " ; " Ensemble c'est tout "
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Yannick